Politique de promotion des attitudes saines sur les plans alimentaire et physique du Gouvernement de la CFWB
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Les écoles mènent bien souvent 10 projets de front. Elles sont débordés.

Mener ou ne pas mener de projet ? C’est la question.

Quand les enseignants dressent une liste en deux colonnes avec le positif à gauche et le négatif à droite, bien souvent les deux côtés s’équilibrent : en positif, cela motive les élèves et les enseignants, accroît la visibilité de l’école, augmente les partenariats possibles dans et hors école ; la matière est mieux assimilée car vécue dans la pratique ... En négatif, on fait des projets car il faut en faire ; tout le monde en fait, on se disperse ; pendant ce temps-là la matière n’est pas vue, les projets n’ont ni finalité ni évaluation, et après...

Les écoles réclament de l’aide, mais quel type d’aide ? Nous avons interrogé des parents, des enseignants, des professionnels de la communication et de la santé. Nous avons décidé de classer leurs réflexions par profil.

Les enseignants

  « Quand on reçoit un dossier présentant un projet à faire en classe, il manque souvent des informations quant aux objectifs, à la finalité du projet. J’aimerais que l’on vienne nous l’expliquer.

  Les projets ne sont ni soutenus pendant qu’ils se déroulent, ni évalués après. On a parfois l’impression d’avoir fait ça pour rien, pas de retour, pas de gratification ni des parents, ni des collègues, ni de la direction.

  On a besoin de temps pour faire des projets et de moins d’élèves.

  On a besoin de moyens suffisants ; l’école devrait accepter les mécènes et sponsors pour avoir du matériel de l’extérieur.

  L’équipe enseignante devrait être plus solidaire.

  Les réunions de concertation devraient servir de soutien aux projets, et pas seulement d’échange d’information.

  La direction pourrait insuffler plus de dynamisme à l’école ».

Professionnels de la communication et de la santé

  « Il y a des associations qui existent au niveau local, qui peuvent aider à mener des projets : les maisons de quartier, les écoles de devoir, les AMO (aide en milieu ouvert), les maisons de jeunes.

  Des sites peuvent aider à trouver des projets, outils ou formations : www.enseignement.be , www.pipsa.org (centre de référence, en Communauté française de Belgique, des jeux et outils pédagogiques utiles en Promotion de la santé),

  Il serait peut-être intéressant d’inclure le projet d’une classe, par exemple dans un projet de quartier ou tout au moins de l’école.

  Renforcer les moyens des services PSE (promotion de la santé à l’école) pour qu’ils puissent venir en aide aux écoles.

Parents

  « On pourrait plus nous impliquer. Les enseignants ne nous demandent pas d’aide.

  On a parfois l’impression que les projets, c’est pour se donner bonne conscience. C’est un projet pour un projet et puis voilà.

  Les projets sont mal vendus (communication), on ne voit pas le lien avec le cours ! Manque de cohérence et de globalité.

  Diviser les classes ou multiplier les profs. Les projets menés dans « ces » meilleures conditions seraient portés à la connaissance de l’ensemble du corps professoral par l’organisation de séminaires.

  On devrait plus exploiter les « maîtres de remédiation ou d’adaptation »

  Il y a un problème de référence. Où sont les pistes de travail ?

  Est-ce que l’école est l’espace adéquat pour mener des projets ?

  C’est l’enseignement qu’il faut rénover de fond en comble. C’est inhumain d’obliger en 2007 des enfants à rester assis 6 à 7 heures sur une chaise. L’idéal serait de donner la formation de base le matin, et d’offrir l’après-midi des activités orientées selon leurs intérêts.

  Les parents peuvent s’engager dans le cadre d’un comité de parents et trouver du matériel, des ressources pour faciliter le travail des enseignants.

  C’est une question d’organisation : si ça les intéresse, ils peuvent dégager du temps pour préparer leur projet.

  Dans les communes, il n’y a pas un service qui peut les aider ?

  Rassembler les écoles d’un même quartier pour organiser des activités communes

  La Communauté française pourrait offrir des projets « clés en mains », « prêt à l’emploi », pour libérer les enseignants de l’étape de recherche de projet.

  Évaluer les projets pour mesurer l’impact.

  Les parents font déjà beaucoup. Il faut les laisser tranquilles.

  Mettre sur pied une filière d’ISP (Insertion socioprofessionnelle) pour faire de l’encadrement-projet d’enseignant. »

Vous le voyez, il n’est pas aisé d’aboutir à un consensus sur ce genre de questions. Il faut impliquer les parents... il faut les laisser tranquille. Il faut faire des projets... Pourquoi faire des projets ? Ce qui ressort par contre, c’est qu’il existe des ressources (pipsa, PSE etc.) mais peut-être pas suffisamment utilisées ou variées. Ces informations ne sont peut-être pas assez diffusées, elles ne correspondent pas toujours à la demande des enseignants ou des directions d’école.

- mai 2007 -