
Politique de promotion des attitudes saines sur les plans alimentaire et physique du Gouvernement de la CFWB
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Pour la période 2001-2005, le PNNS fixe neuf objectifs nutritionnels prioritaires :
Augmenter la consommation de fruits et légumes afin de réduire le nombre de « petits consommateurs » d’au moins 25%. Par « petits consommateurs », il faut entendre ceux qui consomment quotidiennement mois d’une portion et demie de fruits et moins de deux portions de légumes (pommes de terre exclues).
Augmenter la consommation de
calcium afin de réduire de 25% la population des sujets ayant des apports calciques en dessous des apports nutritionnels conseillés, tout en réduisant de 25% la prévalence des déficiences en vitamine D.
Réduire la contribution moyenne des apports lipidiques totaux à moins de 35% des apports énergétiques journaliers, avec une réduction d’un quart de la consommation des
acides gras saturés au niveau de la moyenne de la population (moins de 35% des apports totaux de
graisses).
Augmenter la consommation de
glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50% des apports énergétiques journaliers, en favorisant la consommation des aliments sources d’amidon, en réduisant de 25% la consommation de sucres simples, et en augmentant de 50% la consommation de fibres.
Réduire l’apport d’alcool chez ceux qui consomment des boissons alcoolisées. Cet apport ne devrait pas dépasser l’équivalent de 20 g d’alcool pur par jour (soit deux verres de vin de 10cl ou deux bières de 25 cl ou 6 cl d’alcool fort). Cet objectif vise la population générale et se situe dans le contexte nutritionnel (contribution excessive à l’apport énergétique) ; le PNNS précise qu’il n’est pas orienté sur la population des sujets présentant un problème d’alcoolisme chronique, redevable d’une prise en charge spécifique.
Réduire de 5% la
cholestérolémie moyenne dans la population des adultes.
Réduire de 10 mm de mercure la
pression artérielle systolique chez les adultes.
Réduire de 20% la prévalence du surpoids et de l’
obésité (IMC > 25 kg/m2) chez les adultes et interrompre l’augmentation particulièrement élevée au cours de ces dernières années de la prévalence de l’obésité chez les enfants.
Augmenter l’activité physique quotidienne par une amélioration du pourcentage des sujets faisant l’équivalent d’au moins 30 minutes de marche rapide par jour. Le programme précise et souligne que « la sédentarité étant un facteur de risque de maladies chroniques, elle doit être combattue chez l’enfant ».
Suivent neuf objectifs nutritionnels spécifiques : - réduire la carence en fer pendant la grossesse ; - améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, notamment en cas de désir de grossesse ; - promouvoir l’allaitement maternel ; - améliorer le statut en fer, en calcium et en vitamine D des enfants et adolescents ; - améliorer les statut en calcium et vitamine D des personnes âgées ; - prévenir, dépister, limiter la dénutrition des personnes âgées ; - réduire la fréquence des déficiences vitaminiques et minérales et de la dénutrition parmi les populations en situation de précarité ; - protéger les sujets suivant des régimes restrictifs contre les déficiences vitaminiques et minérales et prendre en charge les problèmes nutritionnels des sujets présentant des troubles du comportement alimentaire ; - prendre en compte les problèmes d’allergies alimentaires.
Les mesures et actions développées dans le cadre du PNNS s’appuient en outre sur un certain nombre de règles ou principes :
Le choix alimentaire individuel est un acte libre.
Outre sa vocation biologique, l’acte alimentaire a une forte charge culturelle, sociale et affective.
Le choix d’aliments et de plats, comme le comportement alimentaire global, doivent être éclairés par une information scientifiquement valide, compréhensible et indépendante.
Les actions mises en œuvre par le PNNS ont pour finalité de promouvoir, dans l’alimentation, les facteurs de protection et de réduire l’exposition aux facteurs de risque vis-à-vis des maladies chroniques et, au niveau des groupes à risque, de diminuer l’exposition aux problèmes spécifiques.
Le programme prend en compte tant la composante apports nutritionnels que la composante dépense énergétique, afin de maintenir un équilibre entre les deux.
Globalement, toute action visant la consommation alimentaire humaine en général est orientée par les objectifs nutritionnels prioritaires. Aucune des actions prévues et mises en place, si elle vise un objectif particulier parmi les objectifs prioritaires ne doit aller à l’encontre d’un autre de ces objectifs. Les stratégies et actions doivent donc être cohérentes et sans contradiction.
Concrètement, le programme fournit un ensemble de repères nutritionnels : manger au moins 5 fruits et légumes par jour, 3 produits laitiers, limiter la consommation de matières grasses ajoutées et celle de sucre, faire au moins l’équivalent d’une demi-heure de marche rapide par jour, etc.
Il développe également plusieurs axes stratégiques :
Informer et orienter les consommateurs vers des choix alimentaires et un état nutritionnel satisfaisants. Les actions visant à mettre en œuvre ce premier axe stratégique son notamment la vulgarisation d’un logo de communication, la diffusion d’un guide alimentaire national, la diffusion de guides spécifiques par public (jeunes enfants, adolescents, femmes, femmes enceintes, personnes âgées), le lancement d’une campagne média tous publics pour la promotion des fruits et légumes, la création d’un site Internet et le développement de réseaux de proximité (notamment le développement des structures d’éducation existantes comme les Comités régionaux et départementaux d’éducation pour la santé ainsi que le développement d’actions de nutrition par des associations).
Éduquer les jeunes et créer un environnement favorable à une consommation alimentaire et un état nutritionnel satisfaisants. À cette fin, les actions suivantes sont prévues : - publication d’une circulaire relative à la composition des repas servis en restauration scolaire ; - intégration de la nutrition dans les programmes scolaires ; - production et diffusion d’outils pédagogiques ; - analyse de la conformité au PNNS du matériel pédagogique fourni par les firmes agro-alimentaires.
Prévenir, dépister et prendre en charge les troubles nutritionnels dans le système de soins. Pour atteindre ces objectifs, le programme prévoit : - de faciliter l’accès à la consultation de nutrition ; - de développer la prise en charge nutritionnelle à l’hôpital ; - l’utilisation d’un disque d’évaluation nutritionnelle en pratique clinique ; - de préciser les fonctions et les métiers de la nutrition et de réviser les programmes d’enseignement des professionnels de la santé ; - l’élaboration de recommandations pour la pratique clinique ; - la diffusion de synthèses scientifiques actualisées.
Favoriser l’implication des consommateurs et des professionnels de la filière agro-alimentaire dans le cadre du PNNS, objectif qui implique en particulier le renforcement de la formation des professionnels de l’alimentation dans le champ de la nutrition.
Mettre en place un système de surveillance de la consommation alimentaire et de la situation nutritionnelle de la population.
Développer la recherche en nutrition humaine (épidémiologique, comportementale et clinique).
Engager des actions de santé publique destinées à des groupes spécifiques (voir objectifs spécifiques ci-dessus).
article paru en avril 2006
- avril 2006 -