
Politique de promotion des attitudes saines sur les plans alimentaire et physique du Gouvernement de la CFWB
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Toutes les écoles sur le territoire de la Communauté française ont reçu un questionnaire émanant de l’Administration de l’Enseignement. Ce questionnaire s’interrogeait sur l’organisation des cantines scolaires organisées au sein des écoles. Les questions portaient sur la proportion repas chauds - tartines, la préparation et le coût des repas, l’état des réfectoires, les collations proposées ou bien encore les projets pédagogiques développés.
L’administration de l’enseignement a reçu plus de 1000 réponses à ce questionnaire. Les données ont été encodées puis interprétées par un traitement statistique. Ce travail a été réalisé en quelques mois par l’Administration avec l’aide du SIPES (1) - ULB-Promes, Service Communautaire de Promotion de la Santé de la Communauté Française en charge plus spécifiquement de la recherche, de la formation et de l’évaluation.
Les résultats doivent toutefois être interprétés avec une certaine précaution. Bien que 40% des écoles aient répondu à cette enquête, on ignore les raisons pour lesquelles les 60% restants n’ont pas participé à cette enquête. On peut supposer que ces résultats reflètent les grandes tendances en matière d’alimentation scolaire, même si on ne peut les généraliser à tous les établissements de la Communauté française.
Quatre écoles sur cinq offre la possibilité de manger un repas chaud (81,9 %). Une école sur deux fait appel à un traiteur extérieur pour préparer les repas. Seul 22 % des enfants mangent un repas chaud, les autres préférant les tartines. Le pourcentage d’enfants qui mangent « chaud » est plus important quand la cuisine est préparée en interne (2) qu’en externe. Les raisons pour faire appel à un traiteur externe sont financières (pas de frais de personnel à prendre en charge) et organisationnelles (tout est pris en charge par la société jusqu’aux poubelles et/ou infrastructure interne insuffisante).
Le prix des repas subit d’importantes fluctuations d’une école à l’autre : il passe pour le fondamental d’1 euro à 4,80 euros et pour le secondaire d’un 1,50 euro à 6,70 euros.
Dans le cas où les repas sont organisés dans l’école, c’est le plus souvent le cuisinier qui établit les menus (90% des cas), l’économe dans 50% des cas et le directeur dans 20% des cas. Il arrive évidemment que les trois décident ensemble des menus de la cantine. Soixante pour cent des personnes qui réalisent les repas sont détenteurs d’un diplôme dit approprié. Un des objectifs du plan, nous y reviendrons plus précisément dans le numéro de la rentrée, est d’organiser une formation pour le personnel de cuisine scolaire. Une école sur quatre fait appel à un diététicien externe, soit c ‘est prévu dans l’offre du traiteur soit c’est une initiative de l’école.
Trois écoles sur quatre déclarent les réfectoires en bon état, mais pouvant être améliorés (60%).
D’abord les bonnes nouvelles : 3 écoles sur 4 ne proposent jamais ou presque de fast-food. Celui-ci se retrouve en priorité dans les établissements qui proposent des self-services (18,6%) comme les salad bars, ces installations étant davantage présentes dans le secondaire. La soupe et les légumes sont au menu 4 fois par semaine (dans 83 % des établissements pour la soupe et 69 % pour les légumes). Les frites et les pâtes se retrouvent 1 fois par semaine (64 % pour les frites et 81.6 % pour les pâtes). Septante pourcent des écoles proposent un accès gratuit à l’eau, il faut cependant relativiser cet accès car celui-ci prend la forme d’un verre d’eau à la demande de l’enfant ou un robinet dans les toilettes.
Pour les mauvaises nouvelles, très peu d’écoles proposent des fruits en guise de dessert ou de collation (65 % des écoles donnent 2 fruits ou moins).
Favoriser l’accès à l’eau le plus large possible de façon à réduire la consommation de sodas. Mettre sur pied des projets pédagogiques a un impact favorable sur l’alimentation puisqu’ils aident les élèves à comprendre l’intérêt à changer leurs habitudes.
(1) Système d’information en promotion-éducation santé
(2) Fondamental : 32,5 % cuisine en interne. 24,8 % cuisine traiteur. Secondaire : 14, 7 % cuisine en interne, 11 ;3 % cuisine traiteur.
Lire les différents documents ci-dessous.
article publié en octobre 2006
- octobre 2006 -