
Politique de promotion des attitudes saines sur les plans alimentaire et physique du Gouvernement de la CFWB
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La néophobie alimentaire est la peur de goûter de nouveaux aliments. Elle frappe surtout les enfants de 2 à 10 ans. Cette crainte est banale, chacun de nous a éprouvé cette réticence à mettre dans sa bouche un aliment inconnu. Cette peur correspond à un stade de développement de l’enfant.
Quatre grandes hypothèses ont été proposées pour expliquer la néophobie de l’enfant. Selon celles-ci, la néophobie serait la traduction :
L’opposition aux parents (phase du « non »),
de la recherche de sécurité dans le domaine alimentaire alors qu’à l’école, les apprentissages se multiplient,
de l’autonomie croissante de l’enfant (la capacité à se nourrir seul amène des questionnements comme « ce produit est-il bon pour moi ? »)
ou d’une rigidité perceptive (à cette période de la vie, il existe autant de nouveaux aliments que de façons de présenter un même produit).
Quelles que soient les causes de cette phobie, il n’en est pas moins vrai que les conséquences peuvent être néfastes pour la santé de l’enfant. Cette peur touche plus souvent les fruits et les légumes dont on connaît le rôle dans la prévention de l’ obésité et de certains cancers. De plus, après 8 ans, il est très difficile pour un enfant d’adopter une alimentation variée s’il n’en a pas pris l’habitude dans sa plus tendre enfance. Il est donc important en tant que parent de faire face à ce refus du « nouveau ».
En étant imaginatif et souple ! Le chantage (« pas de TV tant que tu n’as pas fini de manger ») et l’intimidation (« tu ne descends pas de ta chaise tant que tu n’as pas terminé ton repas ») n’ont qu’un temps. Outre le risque d’épuiser nerveusement les parents, cela conduit à une spirale transformant les repas familiaux en véritable guerre des tranchées. Il faut conduire l’enfant à goûter un petit peu de tout, l’emmener faire un tour au pays des saveurs en visitant la plus grande variété d’aliments possible. Une autre astuce est d’ouvrir la cuisine aux enfants, préparer les repas dans la bonne humeur et permettre l’échange lors des repas.
Ne pas céder au ketchup omniprésent qui camoufle le goût de chaque aliment ou les boissons sucrées pour « faire passer » les bouchées de nourriture ».
Cuisiner les aliments les plus proches de leur goût originel et les choisir en saison quand ils sont les plus savoureux.
Et puis n’oubliez pas que plus un aliment est goûté plus il a de chances d’être accepté à la longue.
Soyez tenaces mais avec le sourire !
- avril 2006 -