Un autre regard sur la grosseur

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Près de la moitié de la population belge et mondiale est dite en « surpoids ». Une personne sur neuf souffre d’« obésité ». Pour classer les personnes dans ces deux catégories, la médecine s’appuie sur le calcul de l’IMC : l’Indice de Masse Corporelle. Surpoids, obésité, IMC… Derrières ces termes réducteurs se cachent des réalités et enjeux complexes.

Et si on posait un autre regard sur la santé des personnes grosses ?

Surpoids et obésité de quoi s’agit-il ?

Selon les derniers chiffres de Sciensano, 49 % des Belges âgés de 3 ans et plus sont en surpoids et parmi eux, 18 % souffrent d’obésité1. A l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) parle de 43% des adultes en surpoids et 16% en situation d’obésité2.

Surpoids et obésité sont des termes souvent utilisés, mais que signifient-ils ? Leur diagnostic repose sur trois lettres bien connues : l’IMC, Indice de Masse Corporelle. Pour calculer l’IMC d’une personne, on divise son poids par sa taille au carré (poids/taille²). Sur base de cet indice, si l’IMC de la personne (adulte) est égal ou supérieur à 25, cette personne est considérée comme étant en surpoids. En cas d’IMC égal ou supérieur à 30, on parle d’obésité. Ces catégories sont associées à un niveau de risque de développer des problèmes de santé.

Quelles sont les limites de l’IMC ?

Porté par l’OMS, l’IMC est largement utilisé à travers le monde lors des consultations et bilans médicaux. Pourtant, plusieurs études démontrent les limites de l’IMC. Si l’IMC peut être intéressant pour suivre l’évolution du poids dans une population au fil du temps ou pour comparer différentes populations, il constitue cependant une mesure incomplète et imprécise lorsqu’on l’utilise à l’échelle individuelle.3

En effet, l’IMC ne tient pas compte d’autres facteurs importants comme l’hérédité, l’origine ethnique et nationale, la composition corporelle (masse musculaire, ossature, répartition des graisses), ou encore la situation socioéconomique, les habitudes de vie, la condition physique, l’environnement… Réducteur, l’IMC n’est donc pas un indicateur suffisant de l’état de santé d’une personne.4

De plus en plus de scientifiques s’accordent sur le fait de revoir la mesure de l’obésité en privilégiant notamment le tour de taille et en utilisant des seuils adaptés à l’âge, au sexe et à l’origine ethnique, par exemple.5

Obésité, maladie complexe aux causes multiples

Bien plus qu’un simple chiffre, l’obésité est considérée par l’OMS comme une maladie complexe définie par une adiposité (accumulation de graisse dans les tissus du corps) excessive qui peut affecter la santé. Elle est classée comme « maladie chronique et récurrente résultant d’interactions complexes entre la génétique, la neurobiologie, les comportements alimentaires, l’accès à une alimentation saine, les forces du marché et l’environnement plus large. »6

Cette définition de l’OMS souligne les multiples facteurs qui peuvent mener à l’obésité. L’organisation insiste sur le fait que l’obésité n’est « pas seulement un problème individuel », les facteurs externes et la responsabilité sociétale sont également pointés du doigt. Pourtant, très souvent encore, dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les conversations, les personnes grosses sont souvent soupçonnées de « manquer de volonté » ou considérées comme « fainéantes »7. Il y a encore du chemin à parcourir sur le plan de la sensibilisation et de l’éducation pour changer les regards portés sur les personnes grosses.

Personne grosse = personne malade ?

Cette définition proposée par l’OMS met aussi l’accent sur la notion de « maladie » de l’obésité. L’OMS et le monde médical tirent régulièrement la sonnette d’alarme concernant les risques sur la santé d’un poids élevé. L’obésité est associée à près de 200 complications médicales. Les plus fréquentes et les plus sévères sont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, les maladies du foie, certains cancers, ainsi que les atteintes ostéo-articulaires et respiratoires8.

L’OMS qualifie même l’obésité de véritable « épidémie mondiale » en raison de sa progression à l’échelle planétaire. Aujourd’hui, dans le monde, plus d’un milliard de personnes sont considérées comme étant obèses, soit une personne sur huit, et la tendance va en s’accroissant.9
Là encore, des voix s’élèvent. La critique apportée à cette définition : l’OMS véhicule l’idée selon laquelle, passé un certain poids, la personne serait « malade » par essence.

« Le poids est un facteur de risque, mais ce n’est pas pour autant une maladie. Les facteurs de risque, ça dit bien ce que c’est : tout le monde n’est pas forcément malade d’être gros », », souligne Anastasia Dawant, médecin généraliste interviewée par Question Santé.10 « L’épidémie d’obésité se rapproche en fait bien d’avantage de la panique morale que d’un problème de santé publique », écrit pour sa part Christy Harrison, diététicienne, journaliste, conseillère en nutrition intuitive et autrice de l’ouvrage « Anti-régime ».11

Les avis sont donc contrastés… Pour l’OMS, il est question de santé publique, chiffres à l’appui : « En 2021, 3,7 millions de décès dus à des maladies non transmissibles (MNT) telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers, les troubles neurologiques, les affections respiratoires chroniques et les troubles digestifs étaient liés à un IMC supérieur à la normale. »12 L’organisation mondiale souligne aussi les incidences économiques de l’obésité et du surpoids. Encore faudrait-il veiller à ce que ce genre de message autour du « coût de l’obésité » ne vienne pas sur-responsabiliser et stigmatiser les personnes grosses elles-mêmes plutôt que l’industrie agroalimentaire qui réalise de gros profits sur la malbouffe.

Plutôt que le poids, la santé globale

Dans la société, la grosseur est stigmatisée et le monde médical est loin d’en être épargné. Les professionnel·les de la santé adoptent bien souvent un regard et des pratiques « pondérocentrés », à savoir centrés sur le poids de leurs patient·es. « La personne grosse est d’emblée questionnée sur son poids et avec le prisme unique de l’alimentation et de l’activité physique, constate encore la médecin Anastasia Dawant. Le secteur médical peine à sortir de cette vision. Pourtant, on sait que les facteurs qui expliquent la prise de poids sont multiples : la génétique, le sommeil, le stress, les hormones… »

Santé globale

Alors, plutôt que de se focaliser sur le poids et l’IMC de la personne, les associations de défense des personnes grosses, suivies par certains professionnel·les de la santé, proposent d’envisager la santé globale des personnes. Comme le souligne l’association québécoise EquiLibre : « Même si la composition corporelle peut avoir un certain impact sur l’état de santé, c’est plutôt l’ensemble des déterminants dans lequel une personne évolue qui a un lien beaucoup plus direct et fort sur sa santé globale. »13 Cette vision propose d’envisager le poids comme un indicateur de santé parmi tant d’autres.

Association belge de lutte contre la grossophobie et de défense des droits des personnes grosses, Fat Friendly invite le monde professionnel de la santé à questionner certaines idées reçues autour de la santé des personnes grosses. Elle propose par exemple de s’appuyer sur l’approche « Health At Every Size » (HAES), traduisez : la santé à toutes les tailles. Pelphine, co-fondatrice de cette association, explique : « C’est une approche de la santé qui n’est pas centrée sur le poids, dans l’idée que les habitudes de vie racontent beaucoup plus de la santé de quelqu’un que son poids. »14

De plus, se décentrer du poids (et du poids « idéal ») pourrait profiter à tout le monde. L’obsession de la minceur affecte en effet beaucoup de personnes. Selon un rapport de Sciensano sur les comportements liés au poids dans la population belge, 76% de la population fait attention à son poids et 28% essaye de perdre du poids.15

Le poids des mots

Ce que soulignent aussi les associations, c’est que les personnes grosses sont très souvent ramenées à leur poids, alors qu’elles peuvent avoir des habitudes de vie très saines.

« Je mange beaucoup plus sainement que la plupart de mes amies minces », partage une personne grosse rencontrée par Question Santé pour une publication sur la grossophobie. Par ailleurs, des personnes dites en surpoids ou obèses peuvent aussi ne pas avoir de problèmes de santé associés à leur poids. Mais ça, on n’y pense pas…

D’ailleurs, ces associations utilisent rarement les termes « surpoids » et « obésité ». Le premier induit une norme de poids et le second médicalise la grosseur. Dans le milieu, on préfère utiliser des termes comme « personnes grosses », « gros », « grosse » ou « grosseur » (que nous privilégions d’ailleurs dans le présent article). « Parce qu’il est encore souvent utilisé comme une insulte ou un reproche, beaucoup voient dans le mot gros·se quelque chose de terrible. Pourtant ce n’est qu’un adjectif descriptif et neutre. Certaines personnes sont grandes, d’autres petites ou minces, nous, on est gros·ses ! », explique pour sa part l’association Fat Friendly.16

Les effets de la grossophobie sur la santé

Autre point d’attention : la grossophobie et ses conséquences sur la santé. L’association Fat Friendly considère même que « ce n’est pas tant la grosseur qui est néfaste pour la santé mais bien la grossophobie ».

La grossophobie est présente dans toutes les sphères de la société : la famille, l’école, le monde médical, les institutions, le travail, les médias, les loisirs… « Elle isole, humilie, invisibilise, exclut. Elle porte atteinte à notre santé mentale et physique. C’est une violence quotidienne », comme le rappelle une fédération d’associations et de militant·es anti-grossophobie.17 Stigmatiser et discriminer une personne en raison de son poids peut en effet entrainer des conséquences sous-estimées sur sa santé : anxiété, dépression, troubles de l’alimentation, diminution de l’activité physique…18

Dans le milieu des soins de santé, les discours des soignant·es sont parfois culpabilisants et jugeant. On l’a dit, un souci de santé exprimé par un·e patient·e gros·se sera vite ramené à l’unique question du poids. A cela s’ajoute le manque de matériel médical (brassard tensiomètre, table de soin, IRM, chaise en salle d’attente…) adapté aux corps très gros. Conséquences : les personnes grosses n’osent plus se rendre chez le médecin, retardant certains diagnostics, repoussant certains soins. Cela peut avoir des répercussions graves sur leur santé.

Nombreux sont les autres espaces de vie qui ne sont pas pensés et adaptés pour les personnes grosses : salles de sport, de cinéma, de spectacle, transports… Se sentant exclues de ces espaces, les personnes grosses se referment sur elles-mêmes, sortent peu et s’isolent davantage encore. Un cercle vicieux, non sans conséquences sur leur santé physique et mentale… Et donc, aussi, sur leur portefeuille en cas de suivi psychologique, par exemple.

Ces « miraculeux » traitements

Pour favoriser le bien-être des personnes grosses, il faudrait donc viser leur santé globale et l’accès aux soins… et pas leur « poids idéal ». D’autant que l’efficacité des régimes à répétition est très controversée. Quant aux chirurgies bariatriques (intervention visant à modifier l’anatomie de l’estomac ou de l’intestin) et autres traitements amaigrissants, ils ont des effets secondaires non négligeables qui doivent être communiqués aux patient·es.19 Par ailleurs, ces solutions « miracles » font bien souvent partie d’un vaste marché aux profits juteux pour l’industrie pharmaceutique. Néanmoins, si une personne grosse est demandeuse de perdre du poids, il va de soi que c’est son choix et qu’il incombe aux professionnel·les de la santé de l’accompagner au mieux dans ses démarches, en lui proposant des solutions adaptées et éclairées.

Depuis peu, une nouvelle donne s’invite dans le débat : les nouveaux traitements « anti-obésité ». Initialement utilisés pour aider au contrôle de la glycémie chez les personnes atteintes de diabète de type deux, ces médicaments par injections se révèlent efficaces pour perdre du poids. Porté par l’industrie pharmaceutique, ces médicaments sont « prometteurs mais pas miraculeux », peut-on lire dans la revue En Marche qui ajoute : « Un suivi médical s’impose d’autant que ces traitements puissants ne sont pas dénués d’effets indésirables. »20 Par ailleurs, pour maintenir leurs effets bénéfiques, il faudrait continuer la prise de ces médicaments à long terme, voire à vie… Et ce traitement est très onéreux (environ 200 euros par mois, maintenu par les fabricants) et entièrement à charge des patient·es.

Ce qui interroge aussi, ce sont les injonctions qui accompagnent l’introduction de ces nouveaux traitements. Selon la médecin généraliste Anastasia Dawan, , « depuis la mise sur le marché des derniers médicaments visant à faire perdre du poids, on a régressé concernant le discours sur le poids et sur l’acceptation de la grosseur. »

Avis partagé par Melissa, une personne grosse interviewée dans une publication de Question Santé consacrée à la grossophobie21 : « Alors qu’on avait un peu progressé sur les représentations autour des corps gros, l’arrivée de ces médicaments marque un retour à la maigreur. Il y a comme un sous-entendu : ‘Vous avez les médicaments pour, donc ce n’est pas très compliqué, vous n’avez qu’à maigrir maintenant !’ »

« Devoir prendre des médicaments parce qu’il n’y a ‘plus d’excuses’, moi, je ne veux pas de cette pression-là !, confie pour sa part Marie-Ahma, de l’asbl Fat Friendly22. Les effets que ces médicaments pourraient avoir sur mon corps, les risques de vomissements à répétition, la détérioration de la santé mentale, le manque de vision à long terme… Tout ça, ça m’angoisse. Si c’est ça le prix à payer pour être désirable, pour être mince, je n’en veux pas ! J’en ai marre qu’on mette en danger ma santé actuelle pour le potentiel d’une personne que je ne suis pas. Je suis une personne grosse, j’ai été grosse pendant toute ma vie et c’est fou, on ne voit que ce que je pourrais potentiellement être. On me demande de prendre des médicaments ou de faire une chirurgie pour changer quelque chose qui fait juste partie de la normalité de ma vie. Donc non, je ne veux pas de tout ça ! »

Dans une lettre ouverte publié en 2025 en France et intitulée « Refuser la perte de poids comme politique de santé publique »23, une fédération d’associations et de collectifs de personnes grosses sonne l’alerte : « Ces traitements s’inscrivent dans une logique marchande qui instrumentalise la haine des corps gros au nom de la santé ».

Favoriser le dialogue

Les questions autour de la grosseur sont donc très complexes. En fonction de là où on se situe, les avis divergent. Le médecin y verra un problème de santé à résoudre, la personne militante y verra une violence supplémentaire aux répercussions néfastes sur la santé, la personne grosse demandera à être écoutée et respectées dans ses choix. Les pouvoirs publics et les organisations internationales comme l’OMS y voient un enjeu de sensibilisation afin d’améliorer et maintenir la santé des populations.

L’enjeu est de parvenir à s’entendre, à entrer en dialogue, dans le respect de la personne concernée. Il s’agit là, pour le milieu médical, de parfois adapter sa posture et changer de regard. De prendre conscience, aussi, de la portée des mots, d’interroger les pratiques, de se former, afin de veiller à un accueil moins stigmatisant, plus ouvert. Pour que chaque personne grosse soit accueillie et soignée comme tout·e autre patient·e, pour qu’elle ose revenir sur un lieu de soin parce qu’elle s’y sent en confiance. Cela nécessite aussi d’améliorer l’accessibilité des lieux de soins et de bien-être aux personnes grosses, d’adapter le matériel, et donc d’opérer des changements structurels.

Cela passe également par l’appui des politiques de santé publique, pour développer des environnements favorables à la santé de tout le monde, au bien-être collectif. Quitte à venir bousculer l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique et autres géants économiques.

Œuvrer, aussi, pour une meilleure accessibilité financière à une alimentation saine pour toutes et tous, pour un accès facilité aux activités physiques tout au long de la vie. Donner les moyens, aussi, pour sensibiliser chaun·e, depuis le plus jeune âge, aux normes, stéréotypes et discriminations autour des corps dits « hors normes » et des personnes grosses.

Car il s’agit aussi, à l’échelle individuelle et collective, de dénoncer les faits de grossophobie24 et d’énoncer leurs conséquences sur la santé. De faire place aux personnes grosses et de rendre visible la diversité des corps dans les différentes sphères de notre société, de l’espace public aux médias, en passant par les lieux de loisir et de travail. De s’interroger sur la société que l’on construit collectivement et agir pour plus d’inclusivité.

Sources

  1. « 10 ans plus tard, la moitié de la population belge est toujours en surpoids », Sciensano, 27/06/2024 : https://www.sciensano.be/fr/coin-presse/10-ans-plus-tard-la-moitie-de-la-population-belge-est-toujours-en-surpoids ↩︎
  2. « Obésité et surpoids », OMS, 08/12/2025 : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/obesity-and-overweight ↩︎
  3. « Être en surpoids ne conduit pas à une mort précoce » (07/07/2023) et « Obésité : faut-il arrêter de se référer à l’IMC ? » (16/01/2025), dans Le Courrier International : www.courrierinternational.com/article/sante-etre-en-surpoids-ne-conduit-pas-a-une-mort-precoce et www.courrierinternational.com/article/sante-obesite-faut-il-arreter-de-se-referer-a-l-imc_226624. Voir aussi « Definition and diagnostic criteria of clinical obesity », The Lancet Diabetes & Endocrinology Commission, mars 2025 : https://www.thelancet.com/journals/landia/article/PIIS2213-8587(24)00316-4/fulltext ↩︎
  4. Campagne « La grossophobie, ça suffit ! » de l’association Equilibre, 2025 : https://equilibre.ca/campagne/la-grossophobie-ca-suffit/ ↩︎
  5. « Obésité : une maladie des tissus adipeux », Inserm, 15/06/2026 : www.inserm.fr/dossier/obesite/ ↩︎
  6. Idem 2 ↩︎
  7. « Obésité et “manque de volonté : les préjugés négatifs ont la vie dure », The Conversation, 31/05/2023 : https://theconversation.com/obesite-et-manque-de-volonte-les-prejuges-negatifs-ont-la-vie-dure-205763 ↩︎
  8. Idem 5 ↩︎
  9. « Obésité et conséquences du surpoids sur la santé », OMS, 01/03/2024 https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/obesity-health-consequences-of-being-overweight ↩︎
  10. Retrouvez son interview dans « Grossophobie, santé et bien-être : le poids des regards », Question Santé, novembre 2026 : https://questionsante.org/nos-productions/education-permanente/nos-outils/ ↩︎
  11. Anti-régime : découvrez l’alimentation intuitive et faites la paix avec votre corps, Ch. Harrison, Les éditions de l’Homme : https://christyharrison.com/antiregime ↩︎
  12. Idem 2 ↩︎
  13. Campagne « La grossophobie, ça suffit ! » de l’association Equilibre, 2025 : https://equilibre.ca/campagne/la-grossophobie-ca-suffit/ ↩︎
  14. Interviewée dans le cadre du podcast « Discriminations en santé », épisode 2 « Comment on lutte ? », Question Santé, mai 2025 : www.questionsante.org/outils/discriminations-en-sante-comment-on-lutte ↩︎
  15. Statut pondéral et comportements liés au poids dans la population belge – Enquête de consommation alimentaire 2022-2023, Sciensano, 2024 : https://repository.sciensano.be/items/fc05004a-1f16-4494-b1b2-f8bf4648b14d ↩︎
  16. Voir le site de Fat friendy pour plus d’explications : https://fatfriendly.be ↩︎
  17. « Refuser la perte de poids comme politique de santé publique », fédération de lutte anti-grossophobe, sur Le Club de Mediapart, 03/11/2025, https://blogs.mediapart.fr/federation-de-lutte-anti-grossophobie/blog/031125/refuser-la-perte-de-poids-comme-politique-de-sante-publique?utm_source=chatgpt.com ↩︎
  18. « Grossophobie : un phénomène mondial aux conséquences néfastes pour tous », dans The Conversation, 07/06/2021 : https://theconversation.com/grossophobie-un-phenomene-mondial-aux-consequences-nefastes-pour-tous-162155 ↩︎
  19. « Vivre en paix avec son poids », Mongeneraliste.be, màj 11/08/2025 : https://www.mongeneraliste.be/nos-dossiers-section/vivre-en-paix-avec-son-poids/#Le_poids_des_representations_sociales ↩︎
  20. « Médicaments pour maigrir, prometteurs mais pas miraculeux », En Marche, MC, 17/04/2026 : https://www.mc.be/en-marche/sante/sante-publique/medicaments-pour-maigrir-prometteurs-mais-pas-miraculeux ↩︎
  21. Interviewée dans le cadre de la publication « Grossophobie, santé et bien-être : le poids des regards », Question Santé, novembre 2026 : https://questionsante.org/nos-productions/education-permanente/nos-outils/ ↩︎
  22. Interviewée dans le cadre de la série de podcasts « Discriminations en santé », Question Santé, mai 2025 : www.questionsante.org/outils ↩︎
  23. Idem 14 ↩︎
  24. Si vous êtes la cible ou témoin de grossophobie, il est possible de déposer un signalement auprès d’UNIA, institution publique indépendante belge qui agit pour plus égalité et d’inclusion, via ce lien : www.unia.be/fr/dossiers/grossophobie ↩︎

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