Vers une assiette durable

Accueil > Manger > Vers une assiette durable

Image à l'une
Rencontre des continents logos

En partenariat avec Rencontre des Continents asbl

L’intérêt de repenser notre assiette

Notre alimentation façonne bien plus que nos repas : elle influence par exemple la santé, le climat, la biodiversité, l’économie locale. Repenser ce que nous mettons dans notre assiette, c’est reprendre la main sur un système alimentaire souvent déconnecté des réalités de nos territoires.

Comme le rappelle Rencontres des Continents asbl, il n’y a pas une seule bonne réponse pour faire évoluer notre alimentation : les solutions sont multiples, locales et dépendent des ressources et des personnes qui les font vivre.

Manger durable

Un des moyens qui peut nous aider dans notre réflexion et dans nos actions vers une alimentation bénéfique pour notre santé, pour le plus grand nombre, c’est l’assiette écologique.

L’assiette écologique, c’est une boussole. Elle propose des critères qui peuvent guider nos choix collectifs et/ou individuels du quotidien : local, de saison, biologique, végétal, peu transformébrut, équitable et éthique, sobre sans gaspillage et convivial.

Chaque avancée compte, à tous les niveaux. L’assiette écologique, c’est une invitation à ralentir, à observer, à créer du lien. Ce n’est pas une norme, mais une démarche collective.

Essayons de manger local pour renouer avec le territoire

Lorsque l’on arrive à privilégier le local, on redonne de la valeur à nos producteur·ices et à nos paysages. Cela ne veut pas dire ne plus manger certains aliments qui sont produits plus loin comme les bananes par exemple, mais plutôt faire de la proximité la norme, et de l’exotisme l’exception. Essayons de privilégier le plus possible, lorsque que nous le pouvons l’aspect proximité de notre nourriture.
Un marché du coin, une ferme en circuit court, un groupement d’achat local… autant de manières de retisser du lien entre terre et assiette.

alimentation durable circuit cours

« Il n’y a pas qu’une seule réponse. Il faut sortir de la standardisation qui est l’une des valeurs caractéristiques du système alimentaire actuel. Les solutions sont locales et dépendent des territoires et des populations qui les occupent »

Rencontre des Continents asbl

Rencontre des continents logos

Tentons de suive les saisons : la nature possède un judicieux calendrier !

La nature est bien faite : souvent les aliments récoltés et dégustés à la bonne période de l’année nous offre des nutriments importants pour la saison et en plus grande quantité car le délai entre la récolte et le moment où on les mange est plus court.

Essayons donc d’apprécier cette saisonnalité : manger de saison, c’est retrouver le plaisir de l’attente, redécouvrir des saveurs oubliées et soutenir des pratiques agricoles plus durables.

N’oublions pas également le vrai prix de notre nourriture, par exemple les fraises en décembre ont un coût invisible : transport, énergie et en plus le goût n’est pas au rendez-vous.

Les aliments en dehors des saisons possèdent ce que l’on appelle des coûts cachés, qui sont liés aux aspects environnementaux, sociaux, ainsi qu’à notre santé.

Envisageons d’aller le plus possible vers le bio et des modes de culture respectueux

alimentation durable terre locale

Le bio, c’est avant tout une manière de cultiver qui prend soin des sols, de l’eau et du vivant. Là encore, inutile d’être parfait : choisir quelques produits bio de base (céréales, légumineuses, fruits et légumes) est déjà un pas pour éviter qu’il y ait encore plus de pesticides et d’engrais chimiques dans la terre et dans notre assiette.

Pourquoi une assiette plus végétale ?

Manger moins de viande, c’est réduire notre empreinte carbone et prendre soin de notre santé. Il ne s’agit pas de renoncer à tout, mais d’équilibrer. Selon les recommandations belges, la viande rouge n’a pas besoin d’être consommée quotidiennement.

L’alternative maligne : transformons un reste de lentilles ou de pois chiches en repas complet avec quelques autres produits comme des féculents, des herbes, un peu d’huile, des légumes cuits. En quelques minutes, nous obtenons un plat riche en protéines et en fibres, sans viande et sans déchet.

idées recettes cuisiner avec ses restes

Et si nous privilégions les aliments peu transformés ?

Cuisiner, c’est reprendre le pouvoir sur ce que l’on mange. Les plats ultra-transformés sont souvent trop salés, trop gras, trop sucrés et intègrent un nombre important d’additifs qui ne sont pas bons pour notre santé. Ils sont issus de filières où on ne peut tracer l’ensemble des ingrédients, ce sont des filières relativement opaques. Faire soi-même, même simplement, c’est retrouver la transparence et le plaisir. C’est aussi une belle occasion de cuisiner ensemble, de transmettre et de partager.

cuisiner ensemble local

Une alimentation qui porte des valeurs : équité et lien social

Une alimentation durable repose aussi sur la justice sociale. Derrière chaque produit se cache une histoire humaine : celle d’un·e producteur·ice local·e ou d’un·e cultivateur·ice du Sud. Acheter équitable, c’est reconnaître la valeur du travail et favoriser des revenus justes. Mais la solidarité ne se limite pas aux étiquettes : elle se tisse aussi autour des tables

Et si la cuisine durable c’était aussi « faire avec ce que l’on a »

C’est peut-être le critère le plus simple et le plus libérateur : apprendre à « faire avec ». Avant d’aller faire des courses, on regarde ce qu’il reste dans le frigo. Un reste de légumes cuits, un fond de lentilles, un citron un peu sec ? Tout cela peut devenir une tartinade, une soupe, un gratin.

Et maintenant, on commence par quoi ?

Pas besoin de se fixer des objectifs inatteignables. On peut choisir un critère par mois à explorer : un mois pour manger local, un autre pour tester plus de légumineuses, etc. C’est dans la régularité et le partage que les changements prennent racine. Adopter une alimentation écologique, c’est moins une liste de contraintes qu’une manière d’habiter le monde. Ensemble, en cuisinant, en échangeant et en soutenant nos territoires, nous faisons émerger des alternatives.

cuisiner ensemble
végétaliser son assiette

facebook linkedin email